Pour
mardi 8 juillet 2008
Empreinte écologique
Pour
Remerciements
Merci à tous ceux qui nous ont suivi et soutenu, et particulièrement à
Enfin, merci aux petits lutins…
Bermudes - Açores

Départ des Bermudes, le 9 juin, nous partons cette fois ci à trois. Alexis nous quitte pour rejoindre le Kenya.
Dès la sortie du port il nous faut à nouveau nous amariner : Olivier n’est pas super bien, Thierry a un cafard monstre et Anita est fatiguée de ses nuits blanches bermudiennes.
Nous croisons plusieurs bateaux qui prennent la même route vers les Acores ; du «Vickens » qui ne s’intéresse qu’à la météo dès 7h du mat … à « Quo Vadis » et son chaleureux navigateur solitaire avec qui on aurait bien partagé l’apéro.
La mer se réveille rapidement et nous offre par des vents forts une houle soutenue. Les vagues se forment, des murs de sept à huit mètres déferlent autour du bateau : on mange lyophilisé et on pisse à l’horizontale….

Malheureusement, Eole décide de nous ramener
Après quelques jours, la navigation reprend son cours et les quarts de nuit et de jour se succèdent. Les dauphins nous apportent chaque soir du réconfort par leurs jeux virevoltant avec « La Boudeuse ».
Alors que les dépressions frappent chaque jour quelques degrés au nord, nous nous attendons avec inquiétude à subir ce mauvais temps. Nous restons concentrés, sur le qui-vive, alertés en permanence par nos routeurs…Mais rien ne vient et nous profitons des derniers miles sous un vent léger, une mer accueillante… Le 27 juin à 16h34, le capitaine assis à la proue, fumant son cigare, s’élève brusquement et crie à l’équipage : «TERRE ! Terre en vue ».
Les Açores tant attendues se découvrent majestueusement sous un lever de soleil de rêve.
Nous clôturons ainsi un voyage débuté en Equateur le 1er mars 2008.
samedi 28 juin 2008
Une belle route qui s'achève
mercredi 11 juin 2008
Comme si vous y étiez, suite...
dimanche 8 juin 2008
Bermudes

A la grande peine de Thierry qui comptait sur des pâtes pesto chaque jour, on profite pour refaire le plein de frais. Visite éclair de l’île. Les Bermudes sont un endroit aseptisé, peuplé de personnes sympathiques et rondes (malbouffe oblige). L’atmosphère est relax et bon enfant. Les Bermudes semblent être le lieu de vacances des riches américains (golf et pêche). En conséquence, les prix s’envolent (citron vert à un demi dollar, un demi kilo de patate à six dollars, etc.).
L’urbanisme semble fort réglementé : toit en ciment peint en blanc, façades couleur pastel. Les Bermudes sont les îles coralliennes les plus au nord. C’est la fin du voyage pour Alexis qui doit rejoindre le Kenya pour reprendre ses safaris. Quant à nous, nous reprenons ce 10 juin la route des Açores que nous espérons rejoindre vers la fin du mois de juin.
Cuba - Bermudes

Avant de quitter 
Anita et Olivier se paient un violent orage pour leur première nuit de quart, et Olivier fait des ronds dans l’eau. Le lendemain, c’est pétole qui s’installe. Olivier plonge à l’eau pour tirer le bateau, mais on compte plus volontiers sur le courant du Gulf Stream pour nous porter à une moyenne de quatre nœuds avec des pointes de sept nœuds (courant uniquement).
L’activité principale qui s’installe à bord est la pêche sous différentes formes (ligne de traîne, harpon, épuisette/passoire). A chaque grain au loin, on attend en maillot sur le pont l’occasion de prendre une douche. Il nous faudra pas mal de patience, mais nous aurons finalement notre douche et assez d’eau pour les lessives. Les jours de pétole se succèdent et nous restons encalminés au large de Miami au milieu d’une circulation intense des bateaux à moteur. Après les choses se compliquent : il nous faut quitter le gulf stream en direction des Bermudes, et la moyenne quotidienne, ainsi que le moral, chute à quelques miles par jour. Nous préparons le bateau pour une éventuelle tempête, sachant que cette atmosphère étrangement calme est de mauvaise augure.
Ainsi, après quelques jours, la dépression des Bermudes nous rejoint. Le vent forcit bien vite, la mer se creuse, et les tours de cuisine deviennent chaotiques. En bas qui pourra. La qualité culinaire chute, on passe lyophilisé. L’humour disparaît pour laisser place aux pâtes à l’eau (pesto est limite) et faces blêmes. Mais tout le monde tient bon, et les quarts sont respectés. De plus, pas un spaghetti par-dessus bord. Pour Anita, la mer nous impose l’humilité, mais pour nous, elle nous ramène aux Bahamas. Les coups de sat restent positifs pour pas affoler les familles, mais dans le carré, on en bave. On finira sur trois ris et un mouchoir pour génois.
Après ces quelques jours secoués, pétole nous revient. L’équipage en profite pour se reposer
(trois mecs qui dorment toute l’après-midi pendant qu’Anita assure la barre). Une dorade s’aventure près du bateau, et malgré notre équipement de commando – harpon, ligne et arbalète -, on la manque royalement. Les jours passent sans vent, on lit la bibliothèque, on teste les cuisines du monde. Une baleine à bosse, perdue dans ce désert bleu, passe nous dire bonjour. Quelques pannes rythment nos journées : frigo qui nous lâche, iridium qui perd ses unités. Les dauphins nous disent bonjour. Encalminés, c’est tout un zoo qui s’organise autour de nous. Les quarts se relâchent et on commence à douter d’arriver un jour à destination. L’équipage sombre hypochondriaque. Le vent revient comme il est parti et ne nous quittera pas jusqu’aux Bermudes. On longe les côtes vent arrière et nous arrivons de nuit à Saint George où les formalités d’entrée seront vite expédiées. Comme on ne trouve pas pub ouvert dans la nuit, c’est à bord de 

